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Politique

Mercredi 15 mars 2006

Salut à toutes et tous, et oui, encore un blog de plus sur la toile… un qui vient s’ajouter aux 6 millions de blogs en Europe dont 3 millions déjà présents uniquement en France… Mais vous allez vous dire encore un de plus qui n'apporte rien de bien intéressant, encore un qui dans quelques semaines sera abandonné…

 

Et bien que nenni ! Détrompe-toi cher lecteur, ici tu ne trouveras pas les photos de nos dents de lait, de la première crotte de notre lapin, de mon meilleur ami lorsque j’avais 3 ans et demi et que je n’ai jamais revu depuis… Non, ici point de photo du dernier « trip » minable que nous avons eu avec « tous nos amis où on a super rigolé parce que c’était super cool ! »… Non ! Ce blog sera résolument différent ou ne sera pas !


« Rien n’est intrinsèquement politique, tout le devient », P. Braud



C’est à peu près comme cela que nous pourrions définir la ligne conductrice de ce blog... Parce que dans un monde où les systèmes de communication sont de plus en plus pointus mais où paradoxalement les Hommes ne se sont jamais sentis aussi isolés, la politique semble de plus en plus désintéresser les masses, parce que l’on croit bien trop souvent que la démocratie est quelque chose d’acquis, et parce que l’on confie (se débarrasse)  de la chose politique à une classe dirigeante qui nous parait de plus en plus étrangère… Pour toutes ces raisons, il nous semble essentiel de profiter des possibilités offertes par internet afin de redonner goût, d’informer simplement ou bien encore d’éclairer (pardon à ceux qui trouveront cela présomptueux…) le maximum de personne sur la chose publique ! Vous trouverez donc sur ce blog des articles traitant de politique, des réflexions, des idées personnelles mais aussi quelques brèves satiriques inspirées de l’actualité…


Notez également que respect, humour et esprit critique sont les maîtres mots de cet espace ; en conséquence, gardez un oeil sur le langage que vous employez mais évitez également les longs développements indigestes et vasodilatateurs. Pour le reste vous êtes libres de vos opinions politiques tant qu’elles sont argumentées et assumées. Enfin, précision qui a son importance, les armes tranchantes, perçantes, contondantes de même que les armes à feu, les extincteurs ou les pics à glace sont strictement proscrits de la tenue des débats et aucune effusion de sang ne sera tolérée sans notre accord !


En espérant que vous prendrez autant de plaisir que nous à débattre, nous vous souhaitons chaleureusement la Bienvenue  !                                                                    

 

                                      Raskolnikov et Sergueï

Par Raskolnikov et sergeï
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Mercredi 15 mars 2006

Depuis son instauration, la démocratie n’a eu de cesse de placer le peuple au centre de la réflexion politique… D’ailleurs, l’étymologie du mot signifie le pouvoir (cratos) du peuple (demos)… D'ailleurs tout le monde connaît par cœur la célèbre définition d’Abraham Lincoln : Gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple… Il semblerait donc que les choix du peuple soient infaillibles et que comme le pensait Rousseau, la majorité ne peut se tromper… Pourtant, une question récurrente traverse les époques : peut on faire confiance au Peuple ?

En effet, pour certains auteurs, notamment Schumpeter, le Peuple ne disposerait pas des facultés intellectuelles et de discernement nécessaires à l’action politique ou bien encore, il serait en proie aux différentes pressions des partis politiques qui tenteraient de le manipuler en faussant le débat public afin d’arriver à ses fins… Le point de vue clairement élitiste de Schumpeter peut paraître archaïque, oligarchique mais tout de même, certains exemples contemporains peuvent remettre au goût du jour cette question.

Premièrement, le cas de la Suisse est l’illustration parfaite du paradoxe de la démocratie. Le système politique suisse est celui de la démocratie directe. Unique au monde, il est celui qui garantie le plus la démocratie puisque rien n’est décidé sans l’accord préalable de la population et que celle-ci est constamment consultée. Pourtant il semblerait que le pays le plus démocratique du monde (formellement…) soit également le pays ou celle-ci est le plus inefficace ! Mais j’entends d’ici les contestations de mes amis helvètes qui tiennent si chauvinement  à leur exception politique. Pourtant, force est d’admettre la triste réalité quand on sait que le droit de vote ne fut accordé aux femmes seulement en 1971 (alors qu’il le fut en 1918 en Grande-Bretagne et en 1944 en France), que l’adhésion aux nations unies ne fut acceptée par la population qu’en 2002… J’arrête là pour les exemples mais il en reste encore beaucoup.  

N’allez pas croire que les suisses soient plus sots que le reste de la population mondiale… L’histoire regorge d’exemple où le Peuple commet de lourdes erreurs et valide des choix qui s’ils sont démocratiques sont tout autant condamnables. Permettez moi de vous rappelez que Adolf Hitler, le plus grand assassin que le XXème siècle ait engendré, arriva en 1933 au pouvoir par les urnes… Ce fut un choix délibéré du peuple allemand ! Même si cela peut paraître simpliste, se demander comment un ouvrier sans formation et n’ayant pour point de vue comparatif que ses discussions au bistrot n’est pas forcément illégitime. De même, comment créditer d’une réelle pertinence tout un mouvement lycéen qui fait grève plus pour profiter du redoux météorologique que par conviction idéologique. D'ailleurs, il suffit de voir dans quelles conditions fut menée la campagne sur la constitution européenne pour se rendre compte à quelle point la classe politique (à droite comme à gauche) sait si habilement prendre le peuple par les sentiments et fausser le débat à base de phrases chocs ou en jouant sur la peur (tremblez devant le plombier polonais !)

Le peuple baserait il son jugement et déterminerait il son choix sur « de vagues impulsions mollement rattachées à des slogans tout faits et à des impressions erronées »1? Si comme le pense Schumpeter, « la volonté du peuple est le produit, et non la force motrice, de l’action politique »2, comment peut-on accorder la moindre légitimité aux choix des masses ? Le commun des mortels peut il comprendre la complexité des enjeux internationaux ? En bref, doit on laisser le Peuple seul maître de son destin politique ?     

 

 

 

A paraître prochainement : "Doit on faire confiance aux élites?"

1. J. Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie.

2. idem

 

Par Raskolnikov
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Dimanche 19 mars 2006

Amis gauchistes et anarchistes à cheveux gras, la démocratie ce n’est pas (que) des gens qui copulent dans les champs, le printemps venu, et pissent dans des casques de CRS en fredonnant l’Hymne de nos campagnes ! Au risque de paraître réactionnaire voire fasciste, je tiens à clamer haut et fort mon soutien aux forces de l’ordre de notre beau pays, qu’elles soient civiles ou militaires. (BLAAAM headshot)

 

Mais replaçons les choses dans leur contexte car à cet instant précis, je suis sûr que vous êtes en train de vous demander ce qui me passe par la tête, moi le démocrate humaniste et écologiste, moi le plus fervent défenseur de la paix et du bien commun. Et bien sachez que je suis ulcéré par le comportement et la mentalité d’une frange grandissante de la population française qui confond « esprit citoyen » et « crise d’adolescence dans laquelle je tape sur tout ce qui pourrait me rappeler de près ou de loin l’autorité parentale ». Je tiens donc à faire plusieurs mises au point :

 

-         Balancer des pavés sur des CRS impassibles n’a jamais fait avancer le dialogue social.

 

-         Un agent de police n’a pas pour fonction première de tenir un stand de crêpes : en conséquence, lorsqu’un de ses collègues est tué par une voiture volée qui défonce un barrage routier, s’il ouvre le feu sur le véhicule et en tue le conducteur : il n’a pas à être traîné dans la boue, bien au contraire.

 

-         Si un officier de renseignement colle une droite à un terroriste (au hasard un type qui a fait sauté une rame de RER à Paris en 1995) pour l’aider à retrouver la mémoire, ce dernier n’a pas à porter plainte pour « coups et blessures », il ferme sa gueule et s’estime heureux qu’on ne lui ait pas fait pire.

 

-         Si un groupe de CRS est pris à parti à coup de blocs de pierre et de cocktails molotov et qu’en représaille, il lance une grenade fumigène (donc inoffensive -_-‘) à 30 mètres de la façade d’une mosquée, il ne s’agit pas nécessairement d’un acte de haine raciale.

 

-         « Le point culminant des massacres perpétrés par l’armée française en Côte d’Ivoire en novembre 2004 a été incontestablement les tueries de l’hôtel Ivoire, le 9 novembre. Mais qui ont démarré la veille, lundi 8 novembre, avec le siège de l’hôtel Ivoire par des chars de la Licorne. Ce 9 novembre est une véritable boucherie inhumaine orchestrée par le général Henri Poncet et ses hommes de la force française Licorne avec le soutien du chef de l’Etat français, Jacques Chirac. » Ce journaliste devrait faire un stage de 6 mois dans un des régiments d’infanterie déployés en côte d’Ivoire, il comprendrait rapidement ce que veut dire l’expression «légitime défense ».

 

 

Comme le dit brillamment Monsieur le Chien, « En France, il est de bon ton de chier sur l’armée, un anti-militarisme de bon aloi étant gage de démocratie ». Eh bien amis lecteurs, l’heure est venue pour moi de vous révéler que la démocratie n’est pas apparue dans le monde par l’opération du Saint-Esprit et que ce n’est pas en chantant l’hymne à la joie main dans la main qu’on la défend le plus efficacement.

Les forces de l’ordre garantissent le fonctionnement cohérent de la démocratie dans les frontières d’un Etat en assurant l’intégrité de ses institutions, le respect de la souveraineté du peuple et enfin la sûreté des citoyens.

L’armée quant à elle (dans une démocratie s’entend), a en charge de défendre le respect du Droit International mais également de garantir la paix sur son territoire et sur les territoires étrangers sur lesquels des missions lui sont assignées « Peace keeping & Peace enforcing ». En conséquence l’Armée est aujourd’hui plus que jamais un formidable instrument au service de la Démocratie mais également au service de la Justice puisqu’elle se voit désormais confier de plus en plus de missions humanitaires.

 

En tant que Patriote de gauche résolument humaniste, je tiens donc à adresser un grand merci et à témoigner tout mon respect aux sentinelles de la démocratie que sont l’Armée et les forces de l’ordre car je suis intimement convaincu que le fascisme se trouve du côté de ceux qui imposent peu à peu une dictature de la minorité en bafouant les règles de l’Etat de Droit et ceux chargés de les faire respecter. 

 

 

« F.U.C.K la Poli( BLAAAAM) argh.... »

 

Sans transition : notre blog a accueilli hier son 100ème visiteur et toute l’équipe (Raskolnikov et moi-même donc) tenions à vous remercier pour euh... votre présence, votre fougue et votre talent !

Par Sergueï
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Vendredi 24 mars 2006

A l’heure où la moitié de la population vit avec moins de 2 $ par jour, où les industriels assassinent mère Nature, où la seule valeur de l’argent supplante tous ce que l’Homme recèle de plus humain et où les hommes ne sont plus considérés que comme une simple force de travail ajustable à la merci de l’actionnariat, il est grand temps de se demander quel intérêt peuvent bien trouver les hommes à soutenir un tel système qui, mis à part sa déchéance, ne lui apporte rien ?

 

Tout d’abord je ne pense pas que l’homme soit de nature masochiste, c’est donc qu’il trouve en ce système des bienfaits… Alors oui, ne nous voilons pas la face, il est toujours agréable de profiter de la société de consommation et d’avoir tellement de choix que, quand l’on part acheter une simple baguette à la boulangerie, on revient avec une voiture (et un crédit…^^ En plus on se fait engueuler parce qu’on a oublié de ramener le pain ! >_<) ! Je pense qu’il n’y a pas de débat là-dessus, nous sommes tous coupables, collabo, (victimes ?) de la société de consommation car il va sans dire qu’une société de consommation sans consommateurs ne va pas bien loin…

Mais à une époque où les politiciens ne parlent que de mondialisation, essayons tout de même de voir si tout le monde s’accommode de cette situation. Je ne suis pas bien sûr que l’ouvrier indonésien qui se fait exploiter chez Nike, que la thaïlandaise de 15 ans qui vit du tourisme sexuel ou que le pauvre bougre de Dallas qui se voit refuser des soins médicaux à cause du coût exorbitant de l’assurance médicale aux USA, partagent notre point de vue de privilégiés… Privilégiés ? Pour combien de temps encore vu le virage ultralibéral qu’est en train d’effectuer notre société… 

Tout comme la pensée de Marx fut détournée à de mauvaises fins, il semblerait aujourd’hui que les propos de Smith soient interprétés de manière à légitimer une recherche incessante et toujours plus inhumaine du profit ! Tout du moins, il est désormais clair que le capitalisme n’a pas su s’adapter aux nouvelles dynamiques mondiales et aux nouveaux enjeux primordiaux que sont la protection de notre environnement, la défense effective des droits de l’homme et enfin le récurrent problème de l’épanouissement de l’Humanité !  Mettre fin au capitalisme sauvage ? D’accord ! Mais par quoi le remplacer ?  

Le communisme ayant largement démontré ses lacunes et son incapacité à atteindre ses buts, nous nous trouvons dès lors confronté à une impasse politique qui naît de l’absence de nouvelles solutions critiques au capitalisme. D’avis personnel je dirais que l’humanité a le droit de faire des erreurs (stalinisme, nazisme, bonapartisme…) mais qu’elle ne doit avoir de cesse de toujours chercher à améliorer ses conditions de vies et que la quête du bonheur commun ne doit en aucun cas devenir une quête vaine ! Or aujourd’hui, l’absence patente de critique laisse au capitalisme la voie libre à toutes les dérives…

Se présente à nous la solution d’une grande révolution mondiale où on tordrait le cou à tous ces bourgeois des temps modernes et où l’on effectuerait ENFIN une répartition plus égalitaire des richesses ! Mais cela me paraît aussi utopique qu’extrémiste et j’irais même jusqu’ à dire que tant de violence est à exclure de nos réflexions modernes. De toute façon personne ne prendrait le risque de perdre son petit confort au profit d’un avenir plus qu’incertain ! Alors que faire ? Rester spectateur d’une telle injustice en espérant qu’on puisse finir notre petite vie monotone, entouré de tous nos objets futiles et bien se garder d’engager toute réforme qui pourrait nuire à nos intérêts personnels ?

 

Peut-être est il temps pour le capitalisme d’évoluer vers une forme plus juste en prenant en compte certaines propositions des alter-mondialistes comme la taxe Tobin, et surtout, réussir ENFIN à comprendre le fait que même les habitants des PED et du tiers-monde sont des hommes et que par conséquent ils méritent d’être traités comme tels ! Car au départ, le libéralisme était censé aider les pays « en retard » à se développer et permettre à leur population d’accéder à un niveau de vie correct… Force est de reconnaître qu’après deux siècles d’un libéralisme toujours plus grandissant le résultat est plus que discutable… 

 

 

 

 

 

Par Raskolnikov
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Samedi 8 avril 2006

Alors que je feuilletais quelques revues chez le marchand de journaux, un fait pour le moins inhabituel me frappa ! (aïe…) Aucun des grands hebdomadaires français dignes de ce nom n’avait fait sa une sur Nicolas Sarkozy ! Pas un seul, nada, whalou, ketchique, peanuts, RIEN sur notre cher ministre… Alors, on est en droit de se demander quel évènement pourrait être assez important pour que les rédacteurs en chefs, dans leur intégralité, abandonnent le, pourtant si juteux, filon Sarkozy… Qui donc a osé voler la vedette au locataire de la place Beauvau ? Et bien c’est l’étoile montante du PS, celle qu’on annonce déjà comme la seule rivale possible de Sarkozy, celle qui incarne pour certain le renouveau de la gauche, et pour d’autre la gauche ultra-libérale incarnée par « l’infâme Blair », j’ai nommé Mme Ségolène Royale !

 

En effet, la plupart des « poids lourds » de la presse française a titré sur la présidente de la région Poitou-Charentes… du point au nouvel obs en passant par Paris Match (qui faisait sa une précédente sur Sarkozy…), tous ont choisi au même moment de se pencher sur le « phénomène royale ». Alors puisqu’une si belle occasion m’est donnée, je m’en vais en faire autant…


Je considère Ségolène royale comme la meilleure candidate de la gauche et je pense qu’elle serait l’évolution dont la politique française a tant besoin… Premièrement parce qu’elle prône et applique ce qui manque cruellement à la classe dirigeante : le dialogue ! Ecoutez, comprendre, dialoguer et trouver des solutions consensuelles qui obligent chacun à faire des efforts mais qui au final contentent tout le monde ! Car si le manque de communication avec les citoyens a atteint son apogée avec de Villepin, la cassure s’est faite depuis bien longtemps et ni la droite ni la gauche n’a su rétablir ce lien pourtant si fondamental à la démocratie. Car bien souvent, le conflit social naît de l’inquiétude due à la non information… Il suffirait de dialoguer, de débattre, d’expliquer objectivement afin de rassurer et d’obtenir l’approbation des masses. La « démocratie participative » qu’elle envisage pour la France symbolise au mieux ce désir de responsabiliser les citoyens, de les éduquer et de les ré-intéresser à la chose politique.


Secondement, elle fait partie des « éclairées » du PS. Loin des éléphants bornés, frustrés et finalement dépassés que sont à mes yeux les Fabius, Hollande, Mélanchon ou autres Emmanuelli… Remettre en cause l’intégralité du système social français ? Pas question… Le faire évoluer afin de permettre la compétitivité des entreprises françaises tout en garantissant des conditions de vies décentes aux travailleurs, oui ! Comment ? En « poussant les entreprises à mieux assumer leur responsabilité sociale tout en améliorant leur compétitivité » (interview du nouvel obs du 6 avril 2006)… Responsabiliser les entreprises mais aussi responsabiliser le citoyen en lui faisant comprendre que désormais ce qu’elle nomme « l’agilité » (qui n’est rien d’autre que la flexibilité…) devra faire partie des compétences des travailleurs ! Flexibilité : oui, précarité : non !

    

 

Enfin une socialiste (accompagnée de Strauss Kahn tout de même) qui veut revaloriser le travail et non plus les chômeurs ! Enfin une socialiste qui admet que le système français tire les travailleurs vers le bas et finalement pousse les gens à vivre des différentes aides et allocations… Mais encore une fois, pas question de tomber dans l’extrême et de tout libéraliser afin de faire le jeu du patronat, Ségolène Royale brille une nouvelle fois par son sens du consensus en préconisant l’investissement dans le service publique, en faisant confiance aux jeunes et en insufflant le dynamisme dans l’économie française afin de moderniser notre économie… Un peu sur le modèle anglais de Blair en évitant toutefois les dérives qui s’en suivirent…


Car finalement, ce qui caractérise au mieux Ségolène Royale, c’est son indépendance face aux idéologies et aux systèmes figés… Capable de regarder avec un œil objectif ce qui se fait ailleurs, sans adhérer aveuglément à un système, sans « caricaturer et diaboliser l’autre », simplement en analysant et en constatant objectivement… Voila enfin une femme politique qui a compris qu’il était stérile de dire « NON » à toutes les solutions de l’opposition, enfin quelqu’un qui est prêt à s’asseoir autour d’une table et d’écouter ce que proposent les autres afin d’en tirer une synthèse constructive… Quel pas en avant ce serait dans un pays où un parti se sent dans l’obligation de mener une politique extrême et aveugle dès son arrivée au pouvoir pour bien montrer la rupture avec l’opposition…



Reste à savoir si le parti socialiste sera assez lucide pour permettre à celle qui rassemble le plus à gauche de se présenter comme candidate aux présidentielles… Pour cela, il faudrait que tous les ténors du parti mettent leur ego de côté et qu'ils fassent primer leurs idéaux sur les leurs soifs de victoire et de reconnaissance publique et ça, c’est pas gagné…

 

Par Raskolnikov
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Lundi 17 avril 2006

République Française

 
Superficie totale : 674’843 km² (rang 40)
Population totale : 63'604'551 (rang 20)
IDH : 0.938/1 (rang 16)
PIB : 2118 milliards de dollars courants (rang 7)
Puissance économique : (rang 6)
Puissance militaire : 350'000 troupes hors réserve (rang 3)
Exportations : 361'622 milliards d’euros (rang 4)
Exportations agro-alimentaires : (rang 2)
Exportations de services : (rang 1)
Valeur touristique : 80 millions de visiteurs/an (rang 1)
Productivité par tête : (rang 1)
Importance régionale : membre fondateur de l’Union Européenne

 

La France est un grand pays...
... aux mains de gens étroits.

 

   Alors que Dominique de Villepin vient de faire machine arrière sur sa tentative de réforme du marché du travail, certaines facultés poursuivent leur blocage pour « maintenir la pression » sur le gouvernement, en une sorte de grève préventive. Faut-il s’en réjouir ? Faut-il se féliciter de l’ultime preuve d’impuissance d’un État incapable depuis près de vingt ans de se gouverner ? Il est clair que le CPE est une erreur économique et que sa tentative de mise en place s’est faite dans des circonstances plus que douteuses. Pour autant, s’agissait-il du rétablissement de l’esclavage ? Du retour de la Monarchie ? L’ampleur des mouvements que nous avons connu les dernières semaines était-elle justifiée ? En aucun cas. La France a démontré une nouvelle fois, en un simulacre de révolution nationale, l’incompétence de ses dirigeants et la bêtise de ses étudiants, véritables moutons de Panurge manipulés et fiers de l’être par des factions poujadisto-trotskistes... de gauche ?

 

  La gauche comme je la vois porte des idéaux d’humanisme, de progrès et de respect des institutions démocratiques. La mouvance gauchiste française quant à elle ne jure que par l’opposition de principe, la critique préventive et l’anarchie constructive, le tout agrémenté d’une bonne dose d’égoïsme, d’irréalisme et de connerie brute. Je ne sais pas si je dois rire ou me désoler lorsque j’entend un Che Guevara d’amphithéâtre s’exclamer à ce qu’il reste de son auditoire au terme de 24h d’AG, qu’il « faut poursuivre le blocage pour que le gouvernement retire le CNE et le reste de la loi sur l’égalité des chances ». Je me demande si c’est pas pur égoïsme ou simplement par envie puérile de « foutre la merde », qu’il se permet ainsi de décider du sort des quelques 20% de jeunes français qui, eux, ne demandent qu’à trouver du travail et qui par ailleurs ont brillé par leur absence lors des manifestations anti-cpe. En fait, le drame c’est que ces étudiants plein de bonne volonté pour « renverser le Système » font preuve d’une conscience économique inférieure à celle de mon hamster angora lorsqu’il s’agit de réfléchir au delà des slogans vides de sens qu’ils répètent inlassablement, moins par conviction que par transe collective.

 
 
Mais l’incurie des étudiants n’est qu’une des manifestations du malaise qui traverse toutes les couches d’une population française, crispée sur sa souveraineté, terrifiée par la mondialisation, par l’immigration, par l’Europe, par le libéralisme, par le textile chinois, par la directive Bolkestein, par les Etats-Unis, par les OGM, par les réformes, par les élites, par les ours des Pyrénées, par le nucléaire, par le réchauffement de la planète, par l’augmentation du prix du sans plomb, par Dominique de Villepin, par la concurrence, par la coopération, par le chômage, par les entreprises, par la récession économique, par les politiques de relance, par le déficit, par les réformes de la fonction publique,  mais surtout, terrifiée par elle-même. Cette profonde incapacité à être en phase avec le XXIème siècle et à se placer face aux nouveaux enjeux qu’il apporte se traduit par une division des français entre une gauche rétrograde, bercée par le mythe de la Belle Époque des sixties, de Woodstock Festival et des barricades de mai 68 et une droite fascisante portée par des personnalités populaires et populistes telles que J.M Lepen et N.Sarkozy. Dans ces conditions, comment espérer de la France qu’elle retrouve sur la scène internationale une place à laquelle lui donnent droit son poids naturel et son potentiel économique ?

 
  Il est temps que les français se reprennent en main et qu’ils retrouvent un semblant d’honneur, d’ambition et de courage pour faire face aux nouveaux défis qui leur sont lancés, car c’est de leur capacité à se placer comme moteur de l’Europe, comme promoteurs de la coopération internationale et comme défenseur du droit du vivant et des hommes que dépend l’avenir d’un pays qui, malgré sa passivité, a compris instinctivement que le Capitalisme n’avait pas d’avenir. Pour cela, il s’agit d’abord de s’entendre collectivement sur les réformes à entreprendre en cessant pour un temps de se recroqueviller lâchement sur nos avantages catégoriels, et en donnant aux pouvoirs publics, les moyens de leurs actions ; Car rappelons le, en vertu de l’article 20 de la constitution, c’est le gouvernement émanant du peuple qui gouverne le pays... et non le délégué UNEF de la faculté de Rennes 1.

 

 

 

Par Sergueï
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La citation de la semaine :

"En France, l'argent est un vilain péché. C'est pourquoi de plus en plus de Français vont se confesser en Suisse."  Jacques Mailhot

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