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Mercredi 24 mai 2006

Suite de notre périple touristique à travers les us et les mœurs de la Suisse :

Troisième étape : L’intégration. N’y songez même pas, vous resterez éternellement un étranger aux yeux de la population helvète. Comme ça, c’est réglé… à moins que… bon ok si vous avez un compte en banque avec tout plein de zéro derrière alors c’est peut être négociable… mais chut !           



Quatrième étape : Les loisirs. La Suisse offre une multitude de loisirs divers et variés, mais loin de vous décrire les activités somme toutes assez banales proposé par la promiscuité des Alpes, je vais m’attacher à vous faire découvrir ces activités si propres à la Suisse, activités qui au premier abord peuvent paraître assez étranges mais qui soulèvent un réel engouement populaire ici. Premièrement, le cor des Alpes est peut être l’instrument le plus typique que les Alpes suisse puissent vous proposer… Une espèce de longue corne dans laquelle il faut souffler afin de faire assez de bruit que seul un suisse peut qualifier de « musique ». Vu la taille de l’instrument, il faut d’abord faire 15 années de musculation avant d’apprendre à en jouer et de pouvoir porter le dit cor à ses lèvres.

Deuxièmement, le combat de Reines. Sport on ne peut plus valaisan, nul part ailleurs vous trouverez pareil divertissement (fallait vraiment être valaisan pour inventer un tel divertissement…) Non ce ne sont pas deux têtes couronnées qui s’affrontent mais il s’agit bel et bien d’un combat… de vaches ! Les reines sont une race de vaches spéciales, élevées uniquement en Valais elles ont une faculté naturelle pour le combat… Bien sûr, nos amis suisses étant pacifiques le combat n’est pas une mise à mort mais plutôt un défi… Les deux vaches s’affrontent tête contre tête jusqu’à ce qu’une renonce et tourne les sabots. Pas de mise à mort donc, mais quelques bonnes égratignures et en prime des coups de cornes qui font des gros bobos ! Sachez pour l’anecdote, que la stupidité de cette compétition fait la fierté des plus fervents patriotes valaisans.  


 

 




Cinquième étape : La gastronomie. Le moins que l’on puisse dire sur la cuisine helvète est que la diversité n’est pas sa principale qualité. Elle est à nonante pourcents à base de fromage, de fromage, de fromage et… de charcuterie ! Ainsi, je ne vous présente pas les célébrissimes raclette valaisanne et fondue suisse ! Tout d’abord, la fondue est l’ambassadrice de la Suisse à travers le monde. Plat uniquement à base de fromage et de pain (notez la complexité du plat…), les suisses n’auront aucun scrupules à vous en servir une, un midi de juillet sous une température de 30° (affirmation testée empiriquement par moi-même ^^).

En ce qui concerne la raclette, même si les français tentèrent de se l’approprier en la nommant raclette savoyarde, l’heure est venue pour moi de rétablir une cruelle vérité : la raclette est Suisse ! N’en déplaise aux puristes, c’est bien du versant Est des Alpes qu’on eut l’idée de fondre du fromage sur des pommes de terre et de la charcuterie (notez ici encore la complexité du plat…).


           

Mais ces mets internationalement connus dissimulent des plats qui forment le patrimoine gastronomique suisse (enfin si on peut parler de « gastronomie »…). Au premier lieu duquel se tient la « croûte ». Prenez une tranche de pain, imbibez de vin blanc (j’ai pas dit inondez de vin ! bande d’alcooliques…), recouvrez d’une tranche de jambon, de fromage (ça faisait longtemps qu’on avait pas parlé de fromage tiens…) et d’un œuf et hop, tout ça au four ! (ici encore, on peut relever l’extrême complexité du plat…). Et enfin, nous ne pouvions refermer cette page gastronomique sans parler des Rösti. Plat complexe s’il en est un, preuve ultime de la perfection et du caractère raffiné de la cuisine suisse, les rösti sont une galette de pommes de terre râpées qu’on fait revenir dans de la matière grasse… c’est tout ?!? hé bah oui… Mais bon, n’oubliez pas que vous êtes en Suisse, ce plat dont la réalisation demande tant de dextérité et de minutie vous sera donc facturé à un prix… salé ! 





Dernière étape : Les expressions. Nous l’avons vu, les Suisses ont parfois un phrasé déstabilisant… rajoutez-y l’accent et il est souvent bien difficile de se retenir d’exploser de rire. Je vous rassemble ici un petit concentré de perles, ainsi, vous serez préparé à la sémantique… reste toujours la terrible épreuve de l’accent !

Ramener une caisse = rentrer bourré chez soi

Ca fait droit chier la caque = c’est vraiment très ennuyeux
Quelque chose en cheni = en désordre
Fourre de disque = pochette de disque
Avoir la gratte = avoir des démangeaisons
Faire nô-nô = dormir
Sale œuf = grossier personnage
Propre comme un oignon = être très propre
Faire la potte = bouder
Repoutzé = tiré à 4 épingles
Faire la grande poutze = Nettoyer de fond en comble
Le foehn (prononcez feune) = le sèche-cheveux  

 




Non vraiment, s’il est vrai que les voyages forment la jeunesse, alors j’en tirerai la conclusion suivante : la France ne vaut rien, mais rien ne vaut la France !


 

 

Fin... 

Par Raskolnikov - Publié dans : Humour
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Lundi 22 mai 2006

Dans le cadre d’un échange culturel, la minute suisse vous propose une petite excursion au pays des vertes plaines et des vaches mauves, vous aurez bien sûr reconnu : la SUISSE !



La première chose que vous devez savoir à propos de ce charmant pays est que tout est payant ! Tout, tout et tout, absolument tout… Le moindre service, le moindre conseil… C’est bien simple, la « dame pipi » on ne lui donne pas une pièce mais on lui fait un virement bancaire ! Si jamais vous voyez une publicité avec écrit « gratuit », méfiez-vous, c’est un piège… Comme dit l’expression : « Y a pas de petits profits pour un si petit pays » ! Une fois que vous aurez assimilé le fait que la vie est monstre cher (comprenez très chère… ah oui faudra vous y habituer ce mot revient environ toutes les quatre phrases ^^), vous pourrez donc débuter votre petit périple touristique. 


Première étape : se rendre sur son lieu de vacance. Pour cela il vous faudra sans nul doute emprunter les monstres belles autoroutes et, première surprise, la Suisse ne possède pas de péages ! Alors vous vous dites, « chouette, voila quelque chose de gratuit !!! Ce coquin de Rasko avait donc tord… »… Et là je vous répondrais que vous n’avez pas bien lu ce que je vous ai dit précédemment… RIEN n’est gratuit… Ainsi pour pouvoir faire ne serait ce que 100 mètres vous devrez vous acquitter d’une taxe de 30 € à la douane… Mais, une fois arrivé sur place, vous serez alors charmé par ces paysages verdoyants et monstre reposants. 
 



Deuxième étape : prendre contact avec la population locale. C’est alors que se compliquent les choses, car selon où vous partez vous aurez besoin d’être soit francophone, soit germanophone soit italophone. Mais pour simplifier les choses, partons du principe que vous irez en Suisse romande (la partie de la Suisse où ils  croient parler français…^^) et plus particulièrement dans le Valais (région frontalière avec la France et l’Italie…). Vos charmants voisins vous proposeront sûrement une « giclée de fendant » ! Pas d’inquiétude, ils veulent juste vous offrir l’apéritif avec de l’alcool local… 

 

 

 

 

 

 

Lors de ce bref échange amical autour d’un verre d’apéritif (monstre bon tout de même, il faut bien le reconnaître), vous aurez tout le temps d’admirer le chauvinisme, le patriotisme et la cohésion nationale suisse ! Car, après avoir fait passer les suisses toto (surnom des suisses allemands) pour de gros rustres aussi développés que les hommes des cavernes (d’ailleurs leur dialecte est assez proche des grognements de notre cher homo erectus), après avoir fait passer les genevois pour des français (la pire insulte que les suisses puissent utiliser…^^), après avoir fait passer les vaudois pour des campagnards sans éducation et les neuchâtelois pour des gros crados, vous vous entendrez dire que le Valais est vraiment un coin de paradis en Suisse. Un espace certes reculé mais où il y fait toujours beau, où les gens sont formidablement gentils et que finalement le Valais devrait être indépendant tellement il diffère du reste de la Suisse ! Mais méfiance, derrière cet apparent havre de paix se cache un concentré d’entêtés et de ruraux aussi conservateurs que le nitrate de sodium ! 

 

 Mais l’exercice le plus périlleux sera les courses d’approvisionnement ! En effet, c’est à ce moment là que vous serez le plus en mesure de comprendre toute la singularité de nos amis helvétiques. Vous parcourrez donc les rayons de la Migros (l’équivalent de notre carrefourÓ) avant d’arriver au moment fatidique : la caisse ! Après avoir fait la queue pendant monstre longtemps (et oui les suisses ne sont pas pressés), vous aurez droit à un magistral : 


  - La caissière : septante-quatre francs et nonante-neuf centimes siouplé  (soit tout simplement 74, 99 chf) 
  - Vous : o_0 
  - La caissière : Ca vâââ monsieur ou bien ?  
  - Vous : O_O 
  - La caissière : Ah ah ah ah vous êtes un frooze ou bien ? (= français qui vient en Suisse) 
  - Vous : euuh bah oui, enfin non, euuh… peut être je sais pas je… hum 
  - La caissière : Vous nagez dans le beurre monstre fort… Ca veut dire que vous êtes sur France… ^^ 
  - Vous : plaît-il ? (Le premier qui me demande qui est France…) 
  - La caissière : A part ça, vous voulez un cornet ? 

 - Vous : >_< NON MAIS VOUS ALLEZ PAS FINIR PAR PARLER FRANÇAIS BON SANG DE BONSOIR ?!?
 
- La caissière : Oh la… ça va la tête ou bien ??? Vous êtes royé mon petit père ! (= être fou…) 
  - Vous : Je suis juste un peu pressé…
  - La caissière : Vous avez le va-va vous alors (=avoir la bougeotte)… z’êtes de Paris ? Ca m’étonne pas… 
  - Vous : U_U Bien il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne journée madame… 
  - La caissière : C’est cela même, à tout bientôt monsieur… et tout de bon pour vos vacances !

A suivre... 

 

 

 

Par Raskolnikov - Publié dans : Humour
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Mardi 16 mai 2006




Si vous ne voyez pas le rapport entre Nicolas Sarkozy, les frégates de Taiwan, le conseil de sécurité d’EADS et le juge Van Ruymbeke... c’est que vous aussi, vous n’avez rien compris à l’affaire Clearstream - prononcez : [cliw’stwim] – la lecture des lignes qui suivent vous sera donc d’une grande utilité !

 

Prélude :

Tout commença il y a bien longtemps, du temps où la terre du milieu était encore peuplée de hobbits... euh au temps pour moi. L’affaire Clearstream commence en fait en juin 2001 avec l’enquête des juges Renaud Van Ruymbeke et Dominique de Talancé sur « l’opération bravo », nom de code pour la vente par Thomson-CSF de 6 frégates à Taïwan, après corruption des gouvernements français et chinois. Cette transaction s’est accompagnée du versement de $500'000'000 de commissions et rétrocomissions ainsi que de l’assassinat de 6 des négociateurs et exécutants de « l’opération bravo », la justice ayant conclu dans tous les cas à des accidents ou suicides. Pour ma part – et sans vouloir remettre en cause l’action des juges – je ne pense pas que le capitaine YiYin Chin-Feun, retrouvé suicidé par « de nombreux coups à la nuque » soit mort de façon naturelle, de même que Jacques Morisson, Thierry Imbot et James Kuo, retrouvés tous trois défénestrés en bas de leurs immeubles respectifs... l’affaire Clearstream prend donc racine dans un autre scandale encore plus odieux, mêlant comme souvent corruption et intérêts politiques.

 

Acte I (le moineau):

Retour en 2001, le journaliste Denis Robert publie deux livres accusant la société luxembourgeoise Clearstream de dissimuler des actions financières frauduleuses comme le blanchiment d’argent sale. Ni une ni deux, après lecture de ces livres, un personnage mal intentionné se dit « tiens, voila le décor parfait pour un scandale politique qui fera tomber quelques têtes »,  par souci de clarté, nous nommerons cet homme : « le moineau ».  Par la suite, notre moineau machiavélique envoie donc deux lettres le 3 mai et le 14 juin 2004, au juge Renaud Van Ruymbeke (enquêtant sur l’affaire des frégates de Taïwan cf. : plus haut), la première commençant par ces mots : « Je vous écris pour vous informer de l'existence d'un groupe mafieux comprenant au moins deux personnes auxquelles vous vous intéressez et qui commencent à étendre en France des méthodes de corruption et de prédation qui ont fait tant de mal à la Russie dans les années 1990. » Elle est bientôt suivie par un CD-ROM comprenant un listing des quelques 16121 comptes bancaires ouverts chez la société Clearstream. Après une folle soirée à éplucher les 16121 noms, le juge Ruymbeke – qui avait par ailleurs raté les guignols de l’info ainsi qu’un épisode inédit de « femme de loi » - se dit : « hum hum, cette affaire me rappelle un épisode de Largo Winch, je vais donc ouvrir une enquête ». Malheureusement, fin 2004, Van Ruymbeke se rend compte que le mystérieux moineau a tenté de le manipuler et que le listing est un faux. Il comprenait entre autres les noms de Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement et Dominique Strauss-Kahn. En mai 2005, l’enquête préliminaire sur les comptes de Clearstream est donc classée sans suite. (notez au passage qu’il a fallu près de 6 mois à Van Ruymbeke pour parvenir à appuyer sur le bouton « annuler » de son ordinateur.) Deux questions restent pourtant en suspens : qui est le moineau ? Pourquoi est-il aussi méchant ?

 

Acte II (ça se corse) :

L’envoi du listing par le moineau va faire grand bruit au gouvernement, et chacun va tenter d’y aller de sa petite enquête sournoise, afin de tacler du mieux possible ses opposants politiques :

Dossard n°1 : l’enquête du Parquet de Paris, a priori la plus transparente de toute, conclut rapidement à la facticité du listing, innocentant ainsi Nicolas Sarkozy, suspecté de détenir des comptes sous les faux noms de « Stéphane Bocsa » et « Paul de Nagy » (notez au passage que de Nagy et Sarkozy se terminent tous deux par un y, coïncidence troublante...). L’enquête sur le faux listing est alors prise en main par les juges Jean-Marie d’Huy et Henry Pons. Leur attention se porte très vite sur Imad Lahoud, ingénieur informaticien chez EADS, recruté par Jean-Louis Gergorin, sur recommandation du Général Rondot, ancien des renseignements. En fait, Lahoud est un agent infiltré de la DGSE (OSS 117 version geek si vous préférez), il s’est en outre renseigné de très près sur le fonctionnement de l’entreprise Clearstream et maîtrise parfaitement photoshop©, il est donc « le moineau présumé ». Il semblerait cependant qu’il n’ait pas agi seul, et Jean-Louis Gergorin apparaît pour certains magistrats comme « le moineau en chef présumé ». Gergorin était jusqu’à peu le vice-président exécutif du groupe EADS, mais il a préféré quitter ses fonctions temporairement pour se consacrer à sa défense (il en aura bien besoin le bougre). Il présente en outre toutes les apparences de l’honnêteté puisqu’il est officier de l’Ordre National du Mérite et... maître de conférence à Sciences-po. Les deux hommes ont pour l’instant nié toute implication dans l’affaire mais ils vont bientôt être entendus par les juges (si ce n’est pas déjà fait). Voila donc où en est le parquet à l’heure actuelle.

 

Dossard n°2 : l’enquête de la DST, dirigée par Pierre de Bousquet de Florian, sur ordre de Dominique de Villepin, en qualité de ministre de l’intérieur (notez que les noms à particule de ces deux hommes laissent présumer d’une profonde malhonnêteté...). Entamée le 5 juillet 2004, cette enquête disculpe rapidement les personnalités citées dans le listing, dont Nicolas Sarkozy. Or, en juin 2005, Nicolas Sarkozy redevient ministre de l’intérieur, et donc de facto, chef de la Direction de la Surveillance du Territoire. Il s’empresse donc, après avoir investi le bureau de de Villepin, et avant même d’avoir enfilé ses tongs, de commander à de Bousquet de Florian, les résultats de son enquête. Nicolas Sarkozy sait donc au moins depuis mai 2005, qu’il est disculpé dans l’affaire Clearstream, alors qu’il feint innocemment de le découvrir aujourd’hui (notez qu’il nous prend un peu pour des cons).

 

Dossard n°3 : l’enquête de la DGSE, discrètement menée par le Général Rondot, vétéran des services de renseignement, sur ordre du ministère de la Défense. Malheureusement pour la pauvre Michelle Alliot-Marie, qui manque un peu d’autorité, de Villepin ordonne à Rondot qu’il lui fasse directement ses rapports, à lui et au président de la République. Cependant, toujours aussi machiavélique, de Villepin ne précise pas à Rondot que la DST est également sur l’enquête, de même qu’il ne précise pas à la DST qu’il vient de charger Rondot de faire de même. Ce n’est qu’à l’automne 2004 que les deux services l’apprennent au cours d’une discussion inopinée: « 

Rondot :  tu fais quoi en ce moment ?

De Bousquet de Florian : j’enquête sur Clearstream, et toi ?

Rondot : pareil

De Bousquet de Florian : sur ordre de qui ?

Rondot : de de Villepin et toi ?

De Bousquet de Florian : pareil »

Le Général Rondot conclura son enquête en disant, lui aussi, que le listing est « bidon ». Il charge alors son ami et parent Stéphane Denis d’en informer Nicolas Sarkozy, ce qu’il fait à deux reprises, le 4 septembre 2004 et en mai 2005. Sarkozy est donc triplement au courant de son innocence dans l’affaire et ce dès mai 2005.

 

Acte III (le bal des faux-culs) :

Aujourd’hui, nous avons d’un côté Nicolas Sarkozy qui ment effrontément en tentant de nous faire avaler qu’il n’était pas au courant des enquêtes menées sur l’affaire Clearstream (alors qu’il est ministre de l’intérieur), et de l’autre nous avons Dominique de Villepin, qui ment effrontément en tentant de nous faire avaler que les deux enquêtes qu’il a menées n’avaient pas pour but de déstabiliser Nicolas Sarkozy. Ce n’est en tous cas pas ce que donnent à penser les annotations de Rondot dans son rapport : « Enjeux politiques. Fixation de Villepin sur Sarkozy. Méfiance » ou encore « cette fois c’est sûr de villepin veut faire tomber Sarkozy. Méfiance ». de Villepin a par ailleurs déclaré à Franz-Olivier Giesbert « Sarkozy, c'est fini. Si les journaux font leur travail, il ne survivra pas. » tout en sachant qu’il était innocent, ce à quoi Sarkozy, toujours aussi diplomate a répondu  « Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher. » là encore, cité par F-O Giesbert.

Inutile de vous dire que l’affaire Clearstream ne redore pas l’image du gouvernement et de la classe politique dans son ensemble. Inutile de vous dire également que le gouvernement de Villepin mériterait amplement la motion de censure que s’apprête à voter la gauche et l’UDF. Inutile de vous dire enfin que si vous n’avez toujours rien compris à l’affaire Clearstream, je ne peux malheureusement plus rien faire pour vous. >_<

 

 

 

 

Par Sergueï - Publié dans : Politique
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Lundi 15 mai 2006



Salut à toutes et à tous,

 

Raskolnikov, Sergueï et Vermine sont fiers de vous faire part de la création de leur atelier clandestin de fringues sur internet, déjà célèbre sous le nom de « Propagande Industries Inc. »

Au programme, des t-shirts manches courtes/ longues/ amples/ moulants, des sweats, des débardeurs, des casquettes, des sacoches, des tapis de souris etc... à des prix e-xa-gé-ré-ment bas !

L’idée : vous nous commandez des illustrations originales que nous réalisons et sérigraphions pour vous, sur le support de votre choix, afin que vos cadeaux d’anniversaire soient toujours fashion et personnalisés...

Car c’est aussi ça l’esprit « Propagande », toute une gamme de produits "very fresh, super hype top branchouilles" qui raviront aussi bien les plus fashion des clubbers que les plus barrés des métalleux, le tout servi avec un zest de neo-marxisme et d’humour suisse.


 

Rappel de la procédure : vous nous envoyez vos projets d’illustration ou l’image que vous souhaitez voir sérigraphier + votre numéro de portable ici : propagande_industries@hotmail.fr > l’équipe vous rappelle et étudie avec vous votre projet > une fois le thème ou l’image choisi(e), nous vous envoyons le visuel qui figuerera sur votre vêtement ainsi qu’un aperçu d’ensemble (avec le visuel intégré au vêtement) > vous retournez commander votre produit désormais personnalisé sur la boutique > vous recevez votre vêtement 48h plus tard par colissimo > vous l’arborez fièrement et parlez de notre boutique à vos ami(e)s... that’s all !

 

OU vous choisissez directement le vêtement/ cadeau de votre choix parmi les multiples modèles délirants – et stylés - déja en boutique.

 
Gardez à l’esprit que notre procédé de fabrication est d’excellente qualité et que nos prix sont quoiqu’il arrive plus compétitifs que ce qui se fait habituellement dans le commerce.

 
N’hésitez plus et optez pour le « look qui tchue » avec Propagande Industries Inc.

 
http://www.comboutique.com/propagande

 

      Rasko, Sergueï, Vermine

Par Raskolnikov et sergueï - Publié dans : Divers
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Mercredi 10 mai 2006

En ce jour où l’on est censé commémorer la fin de l’esclavage, permettez moi de faire le trouble fête en rappelant que l’esclavage humain est encore très loin d’avoir disparu. Revenu sous une nouvelle forme, l’esclavage moderne asservi plusieurs centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Les champs de cotons et les fouets ont laissé la place aux usines de travaux forcés et à la prostitution. L’UNICEF ne recense pas moins de 246 millions d’enfants astreints au travail. 246 millions d’âmes innocentes à qui l’on vole leur jeunesse, leur innocence, leur vie…   

 

 
« L’humanité se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même ! »,
préambule de la Déclaration des droits de l’enfant.



Ces victimes de la barbarie humaine sont utilisées comme du vulgaire bétail pour des travaux dangereux, et de manière irresponsable par des hommes sans scrupules aucun, prêts à briser la vie d’une main d’œuvre bien trop bon marché pour s’en priver ! Prostitution, travaux agricoles, pornographie, artisanat, travail à la chaîne ou encore vendeur ambulant, telles sont les tâches auxquelles sont asservis ces enfants qui sont trop souvent vendus par leurs parents afin d’effacer une dette ou pour pouvoir nourrir le restant de la famille. N’ayons pas peur des mots, l’esclavage des enfants est un mal bien présent en ce XXème siècle et que tout Etat moderne se doit de combattre, afin que les droits de l’enfance soient enfin respectés et appliqués, de sorte que la jeunesse puisse être vécue de manière heureuse par ceux que l’on a trop souvent brimé pour servir sa majesté la sacro-sainte productivité !

 

 

 

 

 

  

 

 

Face cachée de la mondialisation ? Retour de bâton d’une consommation effrénée ? Conséquence d’une course au profit démesurée ? Sûrement les trois à la fois… Toujours est il que « l’esclavage moderne » peut être assimilé à un sous produit du capitalisme et plus foncièrement au néo-libéralisme sauvage et immoral. Partout les exploiteurs usent des mêmes méthodes, à savoir qu’ils font miroiter aux familles une amélioration de leur condition de vie, gagne la confiance des parents par une petite somme d’argent et finalement obtiennent les enfants en leur promettant de leur trouver un travail. L’argent, toujours lui… Car qui d’autre pourrait pousser à abandonner la chair de sa chair ? Non les parents des pays pauvres ne sont pas plus monstrueux que les autres, seulement ils sont confrontés à des problèmes qui les dépassent… Un autre problème est récurrent : le manque d’éducation. Ces enfants sans savoirs ne se voient offrir qu’un triste avenir sous le joug d’un bourreau, tortionnaire primitif, qui n’aura d’inquiétude que pour la rentabilité de son facteur de production.




Quelles solutions faudrait il donc apporter pour vaincre ce mal dont souffre la Terre entière, pays occidentaux compris (dans une bien moindre échelle bien sûr) ? L’UNICEF se bat pour que soient respectées les différentes conventions internationales, pour donner aux enfants du monde entier la possibilité et la chance de vivre décemment leur jeunesse, leur donner les moyens de s’épanouir, de s’instruire et de sortir de cette pauvreté à laquelle ils sont promis si personne n’agit !

 

 

Par Raskolnikov - Publié dans : Actualité
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Samedi 6 mai 2006

Il y a quelques jours, nous fêtions (enfin pas tous… mais moi oui !) l’accession au pouvoir de la coalition de gauche nommée Front Populaire. Le Front Populaire, composé du PCF, de la SFIO, de l’Union Socialiste Républicaine, et du parti Radical, gouverna la France de mai 1936 (d’où l’anniversaire…^^) à avril 1938. Ainsi, pour la première et l’unique fois dans l’histoire de la IIIème République, un gouvernement à dominante socialiste s’empara du pouvoir, avec à sa tête l’emblématique Léon Blum, et va lancer une grande série de réformes qui bouleverseront les conditions de travail des salariés français. Les raisons qui amenèrent la victoire de la gauche furent bien évidemment la crise de 29 et le marasme économique qui s’en suivit, la montée d’Adolf Hitler, la présence de ligues d’extrêmes droites toujours plus nombreuses et le formidable désir et besoin de changement exprimé par les ouvriers confrontés au chômage, à la précarité et à l’exploitation… bien loin des promesses faites par le libéralisme des années 20 !


Ainsi, submergés par un mouvement de joie et d’espérance, près de 2 millions d’ouvriers français se mirent en grève afin d’obliger le patronat à négocier avec l’Etat. C’est ainsi que naquirent les célèbres Accords de Matignon de 1936. Ces accords prévoyaient entre autre, une hausse considérable des salaires (de 7 à 15%...), la reconnaissance du droit syndical et surtout, une réduction du temps de travail ! En effet, la semaine de 40 heures est créée et est accompagnée de 15 jours de congés payés. Grâce à ces mesures aussi novatrices que providentielles, les ouvriers découvrent les joies des week-ends à la mer, des loisirs et améliorent ainsi considérablement leur style de vie ! Car le Front Populaire va n’avoir de cesse d’œuvrer pour le développement des loisirs, des sports et du tourisme  mais aussi pour l’éducation. C’est alors que les petits français se virent dans l’obligation d’aller à l’école jusqu’à 14 ans, que les collections des musées furent enrichies, que les transports publics furent développés et démocratisés. En bref, le Front Populaire a permit une « éclaircie dans les vies difficiles » comme l’a résumé Léon Blum.




Pourtant, bien que fort nécessaire à l’époque, une telle gauche est elle souhaitable aujourd’hui ? Une gauche qui chamboula les conditions de vie et qui substitua à l’exploitation patronale un épanouissement personnel. Aujourd’hui, le contexte historique a changé, les mentalités ont évolué et on ne trouve l’exploitation des vilains patrons contres les pauvres ouvriers sans défense que dans les page de l’Humanité… C’est pourquoi je pense que loin d’une gauche qui fait rêver en promettant l’eldorado, le PS doit désormais présenter un projet réaliste, pragmatique et réalisable ! Les socialistes et leur premier secrétaire en tête se sont trop longtemps contentés d’essayer vainement de faire rêver les français… il est désormais temps de leur ouvrir les yeux !


Face à la mondialisation et le retard que l’Europe est en train d’accumuler, il me paraît évident que l’on doit admettre que la flexibilité sera plus qu’une compétence, mais une exigence… Promettre de réduire le temps de travail encore et toujours comme peux le faire Mme Aubry ne mènera que dans une impasse ! Plus encore, il est grand temps de permettre une plus large qualification et une meilleure orientation afin de combler les quelques centaines de milliers d’emplois vacants… De plus, le travail mérite une bien meilleure reconnaissance que celle qu’on lui accorde actuellement. Pourquoi voudriez vous que des gens, malgré toute la meilleure volonté du monde, s’embêtent à travailler, se confrontent aux mépris de certains employeurs, se fatiguent, soient en proie au harcèlement psychologique pour un salaire de misère alors qu’en étant un peu débrouillard, ces même personnes pourraient vivre grassement d’allocations et autres aides en tout genre ??? Non vraiment notre société souffre d’un mal profondément ancré : l’assistanat à outrance et, de ce fait, paralysant !


 

Bien loin de moi l’idée de remettre en cause tous les systèmes d’aides acquis âprement, loin de moi l’idée de remettre le sort de me compatriotes aux mains des seules lois du marché… non bien évidemment, la France est et doit rester un Etat social ! Mais la justice sociale trouve t’elle sa légitimation lorsqu’une famille qui travaille d’arrache pied, qui a fait 3 enfants comme on lui avait demandait (oui elle voulait en faire 2,6 mais elle a pas trouvée la virgule…), qui paie des impôts plus qu’elle ne le peut et qui galère pour boucler ses fins de mois, soit saignée à ce point afin de financer des personnes qui n’ont pour handicap que leur seule fainéantise ? Non… La conception de la justice sociale que je me fais en est toute autre ! Et c’est en ça que le PS doit œuvrer, faire en sorte qu’il y ait une vraie justice, faire en sorte que les travailleurs voient leur quotidien s’améliorer, faire en sorte qu’une majorité de français cesse de payer la note d’une minorité parasite ! Car tirer des plans sur la comète en promettant un retour divin de la croissance c’est bien beau… mais la croissance ne se fait pas sans travail !




Ainsi, promouvoir le travail par une meilleure répartition des richesses créées, par une meilleure considération, par un retour de la mobilité sociale et non en s’acharnant de manière pitoyable sur Sarkozy, non plus en gesticulant comme un pantin à l’assemblée nationale faisant passer le débat démocratique pour une réédition du muppet show mais surtout en s’attaquant aux réels problèmes qui rongent notre société ! Même si je ne suis pas un nostalgique des années 30, je trouve tout de même qu'il est bien loin le temps où une gauche unie rassemblait les français sous un projet d’avenir réaliste, novateur et ambitieux…

 

 

Par Raskolnikov - Publié dans : Politique
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Propagande...

La citation de la semaine :

"En France, l'argent est un vilain péché. C'est pourquoi de plus en plus de Français vont se confesser en Suisse."  Jacques Mailhot

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